La statuaire religieuse
Du XIIe au début du XVIe siècle :
Cet art reflète les idées et est un moyen de message de l’église mais aussi d’exprimer la beauté. Avant 1510, le sculpteur avait la foi en sculptant, après sculpture civile. En France, l’art statuaire est une œuvre d’art : art colonne (statues d’église) et art plus privé pour les églises et les particuliers (dans des pièces réservées à la prière).
Matière : pierre, bois, ivoire et marbre.
On a l’école française, espagnole, flamande, rhénane, suave, italienne…
La représentation change avec l’évolution des Conciles, au XIII-XIVe siècle, on a toujours le même message / clé car les théologiens surveillaient.
Fabrication : on dégrossit la sculpture de haut en bas, d’abord la forme grâce à des dessins préparatoires (travail en ronde bosse = devant et derrière), ébauche, on détermine les mouvements pour la finition puis le façonnage par des sculpteurs spécialisés (cheveux, yeux, mains…). Le maître finit (visage, yeux, plies…).
Instruments :
- pénultième (pointe affinée).
- ciseaux à entaille (comme un burin).
- gradine (ciseaux à dents à rayures).
- gouges.
Taille directe : posé sur le sol ou sur un plan incliné pour la pierre, fixé sur une machine qui tourne pour le bois. On sculpte avec un modèle a côté. Travail vertical sous le renaissance car on met la statue partout.
On a 3 grands maîtres : Klaus Sluter, Klaus de Werve et Jean de la Huerta (vers 1440).
Typlogie des oeuvres :- XIIe s : scène du jugement dernier.
- XIIIe s : église dominatrice avec la papauté. Le manteau de la vierge arrive sur l’épaule.
- XIVe s : enfant Jésus regarde et touche sa mère ou son vêtement, la vierge sourit à humanité. Le manteau de la vierge arrive au niveau du coude. Déhanché jusqu’au XVe s.
- XVe s : compassion mystique (mise en croix de Jésus, mise au tombeau…). Souffrances. Arrivé des évangélistes, sacrifices, femmes héroïques… Le manteau de la vierge arrive sur la main. Fin XVe s : l’église devient plus tolérante.
- XVIe s : époque maniériste. Reprise d’avant. Mise en évidence des mouvements du corps.
- XIXe s : on retravaille les expressions du XIVe s, cf. Jauré.


